Propagation du bouddhisme

Publié le par kpalimetite.over-blog.org

Le bouddhisme étant originaire d'Inde, c'est là qu'il s'épanouit, puis déclina en premier. Vers le 2è siècle de notre ère, sous le règne du roi Kanishka, le bouddhisme présentait déjà dans ce pays des aspects caractéristiques de l'époque de la Loi formelle. Des temples magnifiques, étaient érigés où prédominaient toutes sortes de cérémonies et de rituels. En fait, le bouddhisme était totalement prisonnier de ce formalisme.

Le bouddhisme ne fut introduit en Chine qu'au milieu du 1er siècle de notre ère. Durant les premiers siècles suivant l'introduction des sûtras, l'influence de modes de pensée -  chinois traditionnels - tels que le confucianisme et le taoïsme, empêcha le bouddhisme d'acquérir un statut officiel. Cependant, à titre individuel, les bouddhistes se consacraient avec ferveur à la pratique et à la transmission de l'enseignement. Cette période, caractérisée par une grande pureté de foi, constitue la période de la Loi correcte en Chine. Il faut attendre le 6è ou 7è siècle et l'aube de la dynastie T'ang pour que des temples splendides soient construits et des empereurs convertis. C'est le temps des cérémonies grandioses qui correspond, en Chine, à l'époque de la Loi formelle.

Le bouddhisme fut introduit au Japon vers le milieu du 6'è siècle. Au milieu du 8è, par mandat impérial, des temples bouddhiques furent érigés dans chaque province. Ils dépendaient du temple Tôdai‑ji, à Nara, célèbre pour sa gigantesque statue du bouddha Vairochana. À peu près à la même époque, on vit fleurir six écoles bouddhiques majeures, également établies à Nara, qui rivalisaient dans la propagation. C'est ici que se situe, pour le Japon, l'entrée du bouddhisme dans l'époque de la Loi formelle.

Les enseignements de Shakyamuni se répandirent largement, et T'ien‑t'ai, en Chine, en établit une classification théorique et pratique des plus élaborées, qui s'appuyait sur la première partie du Sûtra du Lotus.

Dengyô (également connu sous le nom de Saichô, 767 - 822), introduisit par la suite les enseignements de T'ien‑t'ai (s'appuyant sur la 1ère partie du Sûtra du Lotus) dans son pays, le Japon.

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