Le sûtra du lotus
Le sûtra du lotus est l'un des sûtras du Mahâyâna qui révèle le véritable aspect de tous les phénomènes et la véritable identité de Shakyamuni en tant que bouddha qui a atteint l'illumination depuis un nombre incalculable d'années. C'est 1'un des écrits bouddhiques les plus populaires. Il y est affirmé que tous les êtres humains peuvent atteindre la boddhéité. Il existe trois traductions chinoises du texte sanscrit. Le titre japonais de la célèbre traduction de Kumarajiva est « Myoho Renge Kyo » (” Le Sütra de la Loi merveilleuse du Lotus eu fleur “), le nom de “Sûtra du Lotus” s'applique généralement a la traduction de Kumarajiva (344-413).
En Inde, Nagarjuna, qui vécut probablement entre 150 et 250 avant J.-C. cite le Sûtra du Lotus dans son “Traité sur la Grande Perfection de la sagesse.
En Chine, le Sûtra du Lotus exerça une grande influence et sa lecture était largement répandue. T'ien‑t'ai (538-597) a établi un classement comparatif de l'ensemble des sûtras. Cette classification est appelée, les Cinq Périodes et les “ Huit Enseignements » ; elle place le Sûtra du Lotus au‑dessus de tous les autres sutras. S'appuyant sur ce sutra, T'ien‑t'ai laissa trois oeuvres majeures énonçant les fondements théoriques de son école.
Au Japon, le prince Shotoku (574-622) désigna le Sûtra du Lotus avec deux autres sutras, comme 1'un des trois enseignements pouvant assurer la protection du pays. Durant la période Heian (794-1185), Dengyo transmit la doctrine de T'ien‑l'ai au Japon et fonda l'une des écoles bouddhiques majeures, l'école Tendai.