Itaï Doshin par Bruno Akpali, Responsable du département d’études SGI-TOGO.
En bouddhisme, le principe d’Itai Doshin fait référence à l’unité entre pratiquants du Sutra du Lotus. Il doit être d’une grande préoccupation pour tous les membres de la Soka Gakkai, et à plus forte raison les responsables de quelque niveau que ce soit.
En son temps, Nichiren Daishonin parla clairement de ce principe dans le Gosho en soulignant que les forces issues de l’opposition à la Loi ; (sur Itai Doshin, L&T vol. l, p.169).
Dans le même ordre d’idée, les responsables successifs de la Gakkai ont bâti l’organisation sur le principe d’unité. C’est ce principe qui a sauvé la Soka Gakkai lorsque, pendant la 2è Guerre Mondiale, les autorités du Japon ont imposé à toutes les religions l’utilisation du Kamifuda pour « sauver » la Nation Japonaise en péril. Le refus catégorique de Makiguchi et Toda les a conduits tout droit en prison, mais grâce au principe d’unité, l’organisation a survécu à cette épreuve.
De même, le principe d’Itai Doshin qui a prévalu pendant les évènements d’Atsuhara, a permis aux disciples du Daishonin de démontrer une croyance sans faille, en se protégeant mutuellement pour la pérennité de Kosen rufu. Alors, pourquoi devons –nous imprimer dans notre vie Itai Doshin ? On pourra citer entre autres les raisons suivantes :
1. Nous sommes tous les pratiquants de Kuon Ganjo et avons fait la promesse pendant la cérémonie des airs de faire Kosen rufu en cette période Mappo quoi qu’il advienne ;
2. Cela signifie que nous avons un objectif commun et noble à défendre, irréalisable si Itai Doshin cédait le pas à Dotai Ishin ;
3. L’unité est l’expression d’une gratitude et d’une offrande méritoires pour les disciples de Nichiren Daishonin ;
Dans un de ces encouragements à la jeunesse, le président Ikeda souligne que le principe d’unité n’est pas la négation de l’individualité. Au contraire, il s’agit d’une individualité motivée à laquelle chaque membre donne un sens élevé à laquelle chaque membre donne un sens élevé empreint d’humanisme. L’exemple du corps humain en est un exemple vivace. Chaque partie a un rôle spécifique qu’elle exerce en parfaite symbiose avec les autres parties, mais il n’en demeure pas moins que chaque partie garde son individualité. Si une partie est malade, le reste est affecté et toute l’organisme en souffre et vis-versa. A l’instant de l’organisme humain, les membres Gakkai sont invités à manifester un grand enthousiasme et à rester unis, celui de l’Organisation et de leur environnement. Ce bien être rejaillira sur le Togo et à une grande échelle sur l’humanité toute entière.
Graine de l’Eveil N°43 Janvier 2010, p. 28