Le bouddhisme : 80 000 enseignements en quelques lignes

Publié le par kpalimetite.over-blog.org

Shakyamuni dut preparer ses auditeurs qui n’avaient pas encore developer leur capacité pour appréhender correctement sa doctrine. Il a d’abord enseigné que tous les phénomènes en ce monde phenomenal sont soumis au changement et voués à la disparition. Les souffrances naissent donc de notre attachement à ce qui est transitoire. La conclusion de ces premiers enseignements devint la source du bouddhisme Theravadâ (Enseignement des Anciens) ou Hinayâna.

Après avoir éveillé ses adeptes à l’impermanence, les encourageant à rejeter ce monde, afin de briser leurs attachements, Shakyamuni proclama l’existence d’une vérité éternelle et immuable. Mais ces disciples eurent  alors du mal à comprendre que la vérité ultime n’est pas séparée des phénomènes don't ils venaient tout juste de percevoir l’impermanence. Shakyamuni enseigna donc, dans un premier temps (c’est pourquoi on l’appelle Mahâyâna provisoire), que la vérité résidait hors de ce monde transitoire et trouble. Il exhorta ses disciples à la rechercher et à developer la sagesse pour l’appréhender.

Shakyamuni dispensa donc ces enseignements provisoires pour que ses disciples puissent développer leur sagesse et leur compréhension. Après sa mort, ces sûtras furent tout naturellement utilisés dans le même dessein. En fait, ils ne révèlent que des vérités partielles; ils servent de moyens ou d'expédients ‑ pour parfaire notre sagesse et notre compréhension. En bref, on peut considérer les 42 premières années de l’enseignement comme une période préparatoire. Ces sûtras n'ont de sens que s'ils sont étudiés et utilisés à la lumière de la vérité ultime. Ceux qui s'appuient exclusivement sur eux s'égarent davantage encore que ceux qui ne se sont jamais éveillés à l'impermanence des phénomènes. Si les êtres humains en venaient à ne suivre que ces sûtras provisoires, il s'ensuivrait pour eux plus de mal que de bien.

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